Patrimoine

Pour aller plus loin

1000 ans d’arts en Cœur de Savoie…
Consulter ce site de travail qui rassemble des documents originaux, des fiches de culture.gouv… et des photos : un inventaire d’œuvres peintes, sculptées, qui est loin d’être terminé.

Présentation

D’abord, il y a un cadre : cette vaste Combe de Savoie, toute plate, à 300m d’altitude, encadrée par les hautes murailles des Bauges et du Belledonne, qui culminent à 2000m. Les rivières de l’Arc, de l’Isère et du Gelon ont longtemps divagué dans les prés-marais, et les villages sont encore accroupis un peu plus haut, sur les tout premiers éboulis des montagnes.

Les monts étaient fréquentés dès les temps préhistoriques, et les chemins reliant les plaines du Rhône à l’Italie sont presqu’aussi anciens. Ils passaient sur les hauteurs. La Combe a donc acquis très tôt une importance stratégique, et on y compte de nombreux sites fortifiés. Il faut dire que les troupes d’envahisseurs se sont bousculées dans cette région…
Chamoux a même possédé deux forteresses : l’une a disparu, l’autre est toujours superbe.

Le château de Chamoux a longtemps appartenu à une famille puissante en Savoie : les Seyssel-la Chambre. Il a connu quelques changements de lignées, peu finalement, ce qui a peut-être contribué à sa conservation respectueuse. Il est toujours une propriété privée.

Les populations, christianisées, ont comme ailleurs construit des églises à l’époque romane : il en reste très peu de choses, car les évêques mauriennais, influencés par le Concile de Trente, ont pesé pour qu’elles soient démolies, et remplacées par les sanctuaires de la Contre-Réforme. Chamoux a donc son église baroque, trop méconnue car elle vaut le détour ; de ses nombreuses chapelles anciennes, il n’en reste hélas aujourd’hui que deux – dont N.D. des Grâces, toute simple et coquette à l’entrée du village. D’autres ne sont plus qu’un souvenir dans les archives.

Et puis, il y a les Chamoyards ! Population rurale, longtemps obligée de cultiver pour de grands propriétaires civils ou religieux, régulièrement soumise aux occupations ennemies, et aux atteintes de maladies des marais. On voit dans les registres que les noms des familles ont beaucoup changé au fil des siècles.  Le XVIIIe siècle a desserré l’emprise seigneuriale, et donné un peu d’aisance, les habitants ont construit des maisons de pierre, et de vastes granges de schiste et de bois, qui marquent encore l’allure des villages; le XIXe siècle a vu l’endiguements des cours d’eau, l’assainissement de la Combe; la population progressait.

Jusqu’au XXe siècle, on était souvent ouvrier-paysan, et Chamoux a connu des pionniers: la construction d’une centrale électrique, de moulins hydrauliques, a permis le développement d’une petite industrie. Le village a aussi eu ses artistes.

Les voies de communication se sont développées : routes, chemin de fer, autoroute. Elles ont dans un premier temps encouragé l’exode des habitants; les recensements constataient le départ régulier des jeunes loin de la Savoie.
Depuis 1975, Chamoux se développe à nouveau, régulièrement : les villages de la Combe se sont groupés pour se donner les moyens de moderniser leurs services. Mais ceci est une autre Histoire!

 

Patrimoine !
Blotti contre le  Massif des Hurtières, dernier relief du Belledonne, face à la plaine autrefois marécageuse du Gelon, Chamoux a toujours été un lieu de passage, siège de fief, puis chef-lieu de canton. Des vestiges subsistent: routes, châteaux et maisons fortes, une église sans son prieuré, les restes de petites industries…

Mais Chamoux, c’est aussi un bourg installé sur une “bugne” de terre, au débouché d’un “nant” tumultueux, qui lui a apporté le pire – une catastrophe – et le meilleur : l’énergie que les hommes ont su utiliser pour produire l’électricité, ou faire tourner des moulins… C’est également, depuis l’endiguement du Gelon, un village paisible, à portée des grandes lignes de communication (autoroutes, voie ferrée…), entre pays de montagne et cultures dans une plaine  généreuse. Bienvenue dans ces pages qui interrogent le passé… pour mieux dessiner l’avenir.
Et puis… (pour l’instant), ces pages ne sont pas l’œuvre d’un historien – mais le travail d’une littéraire, qui aima fort les “romans” médiévaux : puissent ces pages ne pas trop confondre les authentiques turbulents seigneurs et belles duchesses de Savoie du XVe siècle avec les légendaires Ganelon, Lancelot et autre gente Guenièvre du haut moyen-âge ! Et nous nous garderons de toute comparaison avec les héros du “Roman de Renart”…
On pardonnera à ces pages leur nombrilisme : oui, ici, tout tourne autour de Chamoux !

01-2014 A.Dh.

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